Bol d’abondance japonisant

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Si l’on voulait être très japonais, il faudrait présenter chaque éléments isolément dans de la vaisselle savamment choisie, mais… Il fait chaud, la flemme s’installe et un seul bol c’est pratique !
Ce bol de fin d’été se compose de riz (en dessous), d’avocat, de tofu, d’umeboshi, de salade de concombre au shiso, de graines de sésames et de deux recettes additives que je vais m’empresser de vous donner : les shiitake réhydratés et les aubergines marinées (mushi-nasu).

Aubergines marinées :
2 belles aubergines 
4 c. à s. de sauce soja 
1 c.à s. de vinaigre de riz 
1 c.à s. d’huile de sésame grillé
1 gousse d’ail finement haché
1 c. à c. de gingembre finement haché

Couper les aubergines en petits morceaux et les faire cuire à la vapeur 8 min (dans la version traditionnelle, on coupe de petites aubergines simplement en deux et on strie la peau). Mélanger dans un bol tous les autres ingrédients. Déposer les aubergines dans un récipient creux, puis verser par dessus l’assaisonnement il faut qu’elles absorbent le plus de marinade possible. On peut servir ce plat chaud ou froid. Pour la deuxième option, laisser refroidir, couvrir et mettre quelques heures au réfrigérateur.

Shiitake réhydratés :
20 gr de shittake séchés
6 verres d’eau
3 c. à s. de sucre complet
3 c. à s. de sauce soja

Faire tremper les shiitake dans une une casserole, avec 6 verres d’eau et 1 cuillère à soupe de sucre complet durant au moins 2h. Au bout de ce laps de temps, faire monter l’eau et les shiitake à ébullition, puis laisser cuire à feu doux et frémissement jusqu’à diminution de l’eau de moitié (ça m’a pris 20/30 minutes environ). Ensuite, ajouter 2 cuillère de sucre complet et laisser cuire 10/15 minutes. Ajouter 1 cuillère 1/2 de sauce soja et laisser cuire encore 10/15 minutes. Recommencer l’opération une deuxième fois. Lorsqu’il n’y a presque plus d’eau tourner avec une cuillère en bois. Il ne doit plus y avoir d’eau à la fin et les shiitake doivent être brillants.
Mettre les champignons dans une boite hermétique et manger dans la semaine. On peut les servir entier, ou coupé en morceaux.

Nota :Cette recette demande d’avoir un peu de temps devant soit, mais avec 20 gr on en a pour plusieurs repas. Les Shiitaké rehydratés sont paradoxalement plus riche en nutriments que les frais !! Alors on ne s’en prive surtout pas !!

Tamagoyaki (omelette japonaise)

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Voici une recette bien sympa, qui à toujours son petit effet, mais qui est surtout très pratique à glisser dans un bentô, pour un pique-nique ou dans un bol d’abondance (-_^) !

Ingrédient pour 1 maki (=rouleau):
4 oeufs
2 c. à s. de dashi (maison ou non) 
1 c. à s. de sauce soja
1 c. à s. de mirin
1 c. à c. de sucre (optionnel)
Huile de colza

Casser et battre les œufs dans un bol avec une fourchette. Ajouter la c. à s. de sauce soja, la c. à s. de mirin, et celle de sucre (optionnel, moi j’en mets pas, mais c’est la vrai recette…).  Mélanger le tous, et ajouter le dashi. Si on est un peu perfectionniste, on peut passer ce mélange à la passoire, pour un résultat « plus lisse », mais on peu tout à fait se passer de cette étape… Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle à feu moyen. Mettre une petite quantité d’œufs battus dans la poêle chaude. Quand c’est presque cuit (le haut ne doit pas être complètement cuit), réserver l’omelette dans un coin de la poêle. Graisser légèrement la poêle une seconde fois à l’aide de papier absorbant, puis ajouter à nouveau une petite quantité d’œufs dans la poêle chaude. À nouveau, attendre que les œufs soient presque cuits. Commencer à rouler le premier morceau d’omelette sur le second, de façon à obtenir un petit rouleau. Répéter l’opération en veillant à graisser la poêle entre chaque couche. Continuer à faire de nouvelles couches d’omelette et à les ajouter au rouleau jusqu’à ce que toute la préparation soit utilisée. Retirer le rouleau de la poêle et le rouler assez serré dans un tapis à sushi (optionnel, si on en a pas, ça marche aussi très bien, mais c’est plus « joli » avec). Attendre que le maki d’omelette refroidisse avant de le couper en tranches de 2 cm environ.

Bon, j’avoue, c’est beaucoup plus simple avec une vidéo… Ici vous y verrez 2 versions, l’une dans une poêle rectangulaire (façon traditionnelle de faire), l’autre dans une poêle ronde (c’est comme ça que je fais)… Et puis surtout dans la deuxième version, on voit comment on peu être créatif, en ajoutant des feuilles de nori entre les couches, mais ça marche avec pleins de chose : feuilles de Shiso, ciboule, persil…

 

Pâques 2016 – Palets Chocolat/Yuzu/Matcha

Palets chocolats_Yuzu-Matcha

La recette des palets se base sur le principe des palets mendiants, quant aux zestes de Yuzu, ils offrent des tonnes de variations possibles… D’ailleurs, pour ceux qui manquent de temps, ou qui ont simplement la flemme, il est aussi possible de faire cette simplisme recette à partir de zestes confits du commerce ^ ^… Alors avec à peine dix petites minutes de préparation et pleins de plaisir à la dégustation, cette année pour Pâques, vive les chocolats maison !

Pour une vingtaine de petits palets :
Pour les Zestes de Yuzu confits :
Les zestes d’un Yuzu (peut être remplacé par un citron)
25 g de sucre de canne
10 cl d’eau
Pour les Palets Chocolat/Yuzu/Matcha :
Quelques zestes de Yuzu confits

1/2 c. à c. de poudre Matcha
100 gr de chocolat à dessert 70% de cacao 

Zestes de Yuzu confits : Cette étape peut-être faite plusieurs jours à l’avance. Prélever la peau du Yuzu, en évitant de prendre la peau blanche, et la couper en lanières très fines. Faire fondre le sucre dans l’eau et laisser mijoter quelques minutes. Lorsque le mélange devient sirupeux, ajouter les zestes. Laisser cuire à feu doux pendant 20 minutes, puis éteindre le feu et laisser reposer 1 heure. Égoutter les zestes sur une grille et les laisser sécher 1h. Placer les zestes confits dans un bocal hermétique au frigo. A consommer dans les 3/4 mois. Ces zestes confits sont idéals pour parfumer les biscuits, les cakes ou les gâteaux…
Palets Chocolat/Yuzu/Matcha : Casser le chocolat en morceaux et faire fondre au bain-marie. Déposer 1 cuillère à café de chocolat fondu sur du papier de cuisson. Saupoudrer le palet de poudre de match (je me suis servie d’une boule à thé). Ajouter 2/3 zestes de Yuzu. Recommencer l’opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de chocolat. Laisser refroidir et placer les palets dans une boîte hermétique. Ils se conservent jusqu’à une semaine… Si on leur en laisse le temps. Joyeuses Pâques (¨^-^¨) !

Soupe miso shiitake-épinard

Soupe miso shiitake-épinard

Pour une bonne soupe miso, il faut commencer par un bon dashi… Ce qui n’est pas une chose qu’on trouve facilement par ici, sauf si comme moi vous avez enfin trouvé la recette parfaite !
Ensuite il faut trouver une bonne pâte miso, ce qui là aussi n’est pas évident. Les fabricants 100% français ne sont malheureusement pas encore à la hauteur. Aussi je vous conseille vivement d’aller jeter un oeil chez Sanga Miso, dont la démanche est tous ce que ce blog souhaite valoriser (« pub » gratuite non sponsorisée, c’est juste pour vous aider à en trouver si vous le souhaitez). Sinon allez dans un magasin autour du métro Pyramide à Paris…
Une fois qu’on a tous ces bons ingrédients, rien n’est plus simple à cuisiner !

Pour 4 bols :
700 ml de dashi
100 g de jeunes feuilles d’épinard
50 gr de pâte miso
100 g de shiitake séchés
Quelques feuilles de persil (optionnel)

Faire tremper dans un peu d’eau les shiitake séchés pour qu’ils se réhydratent. Nettoyez les épinards et les couper dans le sens de la longueur en lamelles de 3 cm. Mettre le dashi, dans une casserole et faire chauffer. Une fois à ébullition, baisser le feu, ajouter les champignons et leur eau et faire cuire à feu doux une dizaine de minute. Hors de feu, dissoudre le miso puis ajoutez-y l’épinard. Faire cuire à nouveau à feu très doux 2/3 minutes et éteignez le feu juste avant l’ébullition. Si le miso bout, il perd tous ces nutriments, ce serait dommage ! En effet, la pâte miso est un tonique digestif qui stimulent la flore intestinale car les enzymes qui contribuent à sa fermentation sont les mêmes que celles qui aident à la digestion d’un repas. La choucroute japonaise, quoi ^ ^° !
Repartir la soupe dans les bols et décorer avec une ou deux feuilles de persil. Servir chaud !

 

Konbu Dashi

Dashi maison

Le dashi c’est la base de la cuisine japonaise ! Il s’agit d’un bouillon, le plus souvent réalisé à partir d’algues konbu et de flocons de bonnets séchées ou, pour les végétariens, de konbu et/ou de shiitake séché. À l’instar de notre bouillon de volaille, de boeuf ou de légumes, la plupart des japonais utilisent aujourd’hui des substituts instantanés, liquides ou en granules… Il faut dire que « frais » même si c’est pas difficile à faire, ça prends un peu de temps ^ ^°…

Je peux maintenant l’avouer, il m’a fallu pas mal de temps (3/4 ans) avant comprendre l’importance fondamentale du dashi dans la réplication du goût des mets japonais… Après j’ai beaucoup tâtonné, d’autant que de nombreux livres en langues occidentales proposent de réaliser le dashi en laissant simplement le konbu ou les shiitake 1 nuit dans de l’eau filtré au frigo… C’était presque ça, mais beaucoup trop simple pour être vraiment un bon dashi… Alors comme depuis cet hiver, j’ai enfin trouvé la recette parfaite pour mon palais, elle devait forcement un jour ou l’autre finir par d’apparaitre sur ce blog !

Pour 1 litre de Konbu dashi :
2 sachets de katsuobushi (bonite séchée), soit environ 10 gr
15 gr d’algues Konbu
1 litre d’eau filtrée ou la plus pure possible

Essuyer le Konbu avec un torchon humide avant de l’utiliser. Verser 1 litre d’eau froide dans une grande casserole et y plongez le morceau de konbu. Laisser reposer 1/2 minimum avant de commencer la cuisson. Faire ensuite chauffer l’eau à feu très doux et maintenir une faible température pendant 1 heure : Il ne faut pas que l’eau bouille, cela donne mauvais goût au dashi ! Enlever le konbu, monter la température jusqu’à ébullition et mettre ensuite les flocons de bonite quelques seconde seulement, couper le feu, et filtrer le bouillon dès que les flocons sont descendu au font de la casserole. Cette opération prends moins d’une minute. On peut ré-utiliser le konbu et les flocons de bonite pour un deuxième bouillon. Ce «niban dashi» plus claire que le premier, on l’utilisera à la place de l’eau pour la cuisson des légumes par exemple. On peut garder le bouillon dashi au réfrigérateur pendant 2/ 3 jours, où 4/ 5 mois au congélateur.

 

Matcha tea latte

Macha tea latte

Lorsqu’on a voyagé et/ou passé du temps au Japon, difficile de passer à côté ! Pire, on en devient vite addict… Alors, lorsqu’au fil de mes lectures web du weekend j’ai découvert que cette boisson avait remplacé l’expresso dans les cafés new-yorkais, que le matcha à l’instar des thés vert était riche en d’antioxydants mais qu’en plus il est bourré de fer, ben j’en ai eu une envie subite (*^-^*) !

Pour 1 tasse :
200 ml de lait d’amande (maison ou non)
100 ml d’eau
1 c. à c. de thé matcha
1 c. à c. de sirop d’érable (optionnel)

Faire doucement chauffer le lait d’amande. En parallèle faire chauffer l’eau jusqu’à 60°C environ. Dans une tasse, délayer le thé matcha avec l’eau à l’aide d’un fouet, puis ajouter le lait chaud, fouetté lui aussi pour un effet cappuccino. Pour les becs sucrés on peut rajouter une goutte de sirop d’érable, ça enlèvera un peu d’amertume. Cette tasse pleine de chlorophylle annonce un peu le printemps, bonne dégustation !

 

Dorayaki

Dorayaki

Une fois qu’on a l’Anko, ne reste plus qu’à fabriquer les Dorayaki (-_^) ! Sans gluten pour moi !

Pour une douzaine de Dorayaki :
3 gros oeufs ou 4 petits
120 gr de sucre blond
1 c. à s. bombée de miel
1 pincée de sel
1 c. à c. bombée de levure chimique
180 gr de farine de riz
1 c. à s. d’eau

Premièrement, il faut diluer la levure dans l’eau. Ensuite, fouetter les oeufs pour les faire blanchir, avec le sucre,le miel et la pincée de sel. Ajouter les deux préparation à la farine tamisée et bien mélanger. Faire chauffer une poêle huilée sur feu moyen et verser une cuillère à soupe de pâte. Retourner le pancake à l’apparition de bulles en surface. Réserver dans une assiette. Lorsque tous les pancakes sont cuit, en prendre deux, et mettre un peu d’Anko au milieu du premier, recouvrir avec le deuxième et presser doucement les bords. Le problème c’est que 12 dorayaki c’est vraiment trop peu !! Ils disparaîtront aussi vite réalisé ^ ^*.

Pour déguster ces douceurs dans une ambiance bien nippone, on peut se faire un thé vert sencha et s’assoir devant un beau paysage, ou dans une version plus »kitch » on peut regarder un bon vieux animé. D’ailleurs  je vous laisse avec le plus célèbre des Dorayaki : Anpanman !